Le Mois de l’Entrepreneuriat au Bénin (MEB) est un événement annuel phare conçu pour donner une impulsion majeure au secteur privé national et favoriser les synergies locales. Ce rapport reprend les principaux constats et recommandations issues des 5 ateliers / panels soutenus par le projet IYBA-SEED, dans le cadre du MEB 2025.
Renforcer les synergies entre les acteurs
Sous l’égide de l’Agence de Développement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME), le MEB est un temps fort de dialogue stratégique entre acteurs publics, structures d’appui à l’entrepreneuriat (SAE), entreprises privées, organisations de l’économie sociale et solidaire (ESS) et partenaires techniques et financiers.
C’est un moment clé de mobilisation collective qui vise à catalyser les énergies, à sensibiliser et à échanger autour des défis et des opportunités qui façonnent l’entrepreneuriat au Bénin. C’est donc assez naturellement que le projet IYBA-SEED au Bénin a souhaité soutenir la co-organisation du MEB, dans une dynamique de synergie entre acteurs, tant au niveau des actions portées par des structures locales dans les territoires qu’au niveau centralisé avec l’organisation des Journées de l’Écosystème Entrepreneurial (JEE).
Des acteurs béninois engagés
Les échanges ont permis de croiser des regards opérationnels et institutionnels sur les conditions de structuration des MPME, le rôle des SAE, la transformation numérique inclusive, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et l’efficacité des instruments publics de promotion entrepreneuriale. Ces rencontres ont mis en évidence le fait que le Bénin dispose aujourd’hui d’un socle d’acteurs engagés, de cadres réglementaires existants et d’initiatives innovantes, mais pourrait bénéficier d’améliorations en termes de coordination, de lisibilité et d’outillage opérationnel.
Identifier les grands enjeux de l’entrepreneuriat au Bénin
Les discussions ont notamment souligné de nombreux enjeux : de structuration des MPME, la transformation numérique inclusive, la responsabilité sociétale des entreprises, le rôle des SAE, l’importance d’avoir des partenariats plus équilibrés, des dispositifs plus accessibles et une meilleure articulation entre politiques publiques et dynamiques de terrain.
Les principaux défis identifiés par les différents ateliers/panels concernent la fragmentation des initiatives, la faiblesse des mécanismes de coordination et la durabilité économique des acteurs de l’écosystème, en particulier les SAE. À cela s’ajoutent des contraintes structurelles : accès limité au financement, lourdeurs administratives, inégalités territoriales et déficit de compétences. Les perspectives dégagées sont néanmoins positives. Les échanges ont montré une volonté collective forte de passer d’une logique ponctuelle à des dispositifs structurants.
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