Cette étude présente, dans la première partie, un aperçu complet des mécanismes de financement alternatifs destinés aux micro et petites entreprises, tandis que la deuxième partie examine en détail les cadres réglementaires et politiques qui entravent ou facilitent l'accès au financement par le biais de ces mécanismes.
Financer l’audace : comment l’Afrique invente de nouvelles solutions pour ses jeunes et ses femmes entrepreneurs
Sur le continent africain, plus de 60 % de la population a moins de 35 ans, et l’énergie entrepreneuriale bouillonne, mais les portes des banques restent trop souvent fermées.
En Afrique du Sud, au Bénin, au Kenya, au Sénégal et au Togo - les 5 pays d’intervention du programme IYBA-SEED - des millions de jeunes et de femmes rêvent de créer leur entreprise, mais se heurtent à un mur : l’accès au financement. Pourtant, dans ces cinq pays, des solutions innovantes émergent, bousculant les modèles traditionnels et redessinant les règles du jeu économique.
Des obstacles tenaces pour les jeunes et les femmes
Le constat est sans appel : le chômage frappe durement les jeunes et les femmes, avec des taux préoccupants, comme en Afrique du Sud (32,9 %), ou des écarts criants d’accès à l’emploi, comme au Sénégal, où 68,7 % des hommes sont actifs contre seulement 47,7 % des femmes. L’économie informelle domine, représentant jusqu’à 85 % de l’activité au Bénin, privant les entrepreneurs des outils financiers classiques.
L’innovation financière comme levier de changement
Face à ces défis, les cinq pays étudiés par le programme IYBA-SEED révèlent une diversité de réponses. D’un côté, le Kenya et l’Afrique du Sud misent sur des écosystèmes financiers matures, avec l’essor du crowdfunding, du capital-risque et des fintechs. De l’autre, le Bénin, le Togo et le Sénégal s’appuient sur des mécanismes plus traditionnels, comme la microfinance, tout en voyant poindre des innovations prometteuses. Le mobile money, par exemple, a révolutionné l’inclusion financière, avec des taux d’adoption dépassant 80 % au Kenya et au Sénégal.
Pourquoi ces études sont essentielles ?
Cette étude, en deux parties, ne se contente pas de dresser un état des lieux (Partie 1). Elle oeuvre à décortiquer quels mécanismes peuvent résoudre les problèmes financiers des très petites, petites et moyennes entreprises dirigées par les jeunes et les femmes.
Elle explore aussi, en Partie 2, les cadres réglementaires et politiques qui freinent ou favorisent l’accès au financement, elle identifie des solutions alternatives adaptées aux jeunes et aux femmes, et propose des pistes concrètes pour des réformes. L’ambition de ces mécanismes : passer de l’informel au formel, de l’exclusion à l’inclusion, et donner à chacun les moyens de concrétiser ses rêves d’entrepreneuriat.
Ces études sont une invitation à découvrir comment le continent Africain, avec ses défis et ses ressources, réinvente le financement pour ses entrepreneurs et comment ces enjeux sont le terreau des innovations les plus audacieuses.
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